NICARAGUA

21 mars au 3 avril 2010

Nous passons la frontière à Las Manos. A l’approche du poste, une horde de passeurs ou échangeurs d’argent nous encerclent et cognent aux fenêtres pour nous proposer leur service. Certains nous tendent le document à remplir pour passer au Nicaragua et nous en demandent 2$. On arrive à comprendre le semblant d’organisation à travers tout ce chaos.

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D’abord il faut annuler le permis d’importation temporaire du véhicule. Un des passeurs nous oriente vers le mauvais bureau, celui où on devrait payer les droits d’entrée, que nous n’avons évidemment pas à payer, puisqu’on veut sortir ! Et heureusement, car ici les droits d’entrée sont encore plus cher qu’à notre frontière d’entrée, ils sont passés de 35$ à 42$!  Ensuite il faut payer les droits de sortie du pays, dernière contribution au gouvernement Hondurien. Puis payer les droits d’accès au Niacaragua, inspecter le véhicule par un douanier et un policier – étape la plus difficile car il faut trouver le douanier – et compléter ensuite le permis d’importation temporaire. Nous prenons une assurance à la frontière et refusons de payer les droits de la ville dont nous ne comprenons pas l’utilité. Il fait une chaleur intense, et nous sommes heureux de quitter cette zone chaotique.

Là encore, les locaux ne portent plus de tenues traditionnelles. On peut payer par carte de crédit à toutes les bombas (pompes à essence). Les routes sont bonnes et les indications routières faciles. Voyager ici semble être facile… Peut-être un peu trop facile à notre goût en fait.

Nous traversons rapidement l’Estreli, région du café, pour retrouver nos amis les locos conejos à León. La ville présente quelques intérêts architecturaux, mais nous nous y attardons seulement pour voir nos amis et entreprendre quelques démarches : réparer le radiateur une nouvelle fois puisque les « spécialistes » du Honduras n’y sont pas parvenus, remplir notre bouteille de gaz et consulter un otorrinolaringologia (ORL) pour les oreilles de Pascal. Après une bonne nuit entre les camionneurs à la station essence Shell (également le repaire des jeunes amoureux), nous entamons notre liste de choses à faire.

Plutôt que d’investir sur un radiateur usagé très cher, Pascal décide de tenter une réparation. Il condamne l’un des circuits et injecte un tube de poussière de métal servant à bloquer les fuites. Ça ne semble pas plaire au radiateur : l’eau jaillit dans tous les sens, la jauge de température grimpe dans le rouge et de la fumée sort. Néanmoins, une fois apaisée, et la chaleur évacuée, la réparation semble fonctionner. On décide de continuer comme cela et de surveiller les niveaux régulièrement jusqu’à la capitale.

Nous localisons rapidement la station de remplissage de gaz. Toutefois, il faut respecter les procédures : il faut d’abord se rendre à la banco centrale pour payer directement sur le compte de Tropigaz. Avec le montant exact et le numéro de compte, la tâche semble aisée. Ça se complique un peu lorsqu’on nous demande une identification à la banque pour payer en effectivo. Heureusement une dame compatissante derrière nous (ou désireuse d’accélérer les choses) paye en son nom. Nous retournons à la station tropigaz et après une série de nouveaux papiers à remplir, nous voilà prêts à cuisiner de nouveau!

Last but no least, les oreilles de Pascal. Grâce au centre d’information touristique, nous localisons rapidement le seul ORL de la ville. Seulement, il ne consulte que le samedi matin, et nous sommes lundi. Le reste du temps il est à Managua la capitale. Nous prenons l’adresse et quittons la ville, nous irons lui rendre une visite le lendemain matin. « A chaque jour suffit sa peine », et nous avons accompli plus de choses que nous aurions imaginées commencer en une journée.

Nous allons visiter León viejo, l’ancienne capitale du pays, enseveli sous les cendres du volcan Momotombo. Nous nous attendons à une sorte de Pompei. Nous trouvons seulement quelques structures de bâtiments bétonnés et des panneaux décrivant brièvement l’utilité de ceux-ci. On aurait dû prêter plus attention à ce qu’il y avait écrit dans le guide : le seul intérêt réside dans le point de vue sur le lac et le volcan Momotombo. On ne pouvait mieux dire.

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